La gendarmerie pourra-t-elle payer les loyers de novembre ? Pas sûr

Si les crédits destinés au paiement des loyers ne sont pas dégelés, la gendarmerie ne sera plus en mesure de les payer à partir de novembre.
Si les crédits destinés au paiement des loyers ne sont pas dégelés, la gendarmerie ne sera plus en mesure de les payer à partir de novembre. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Les crédits destinés aux loyers sont gelés… Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve souhaite que la mise en réserve soit levée et que les crédits encore gelés soient dégelés d’ici à la fin de l’année.

La gendarmerie pourra-t-elle payer ses loyers? Pas sûr. Car les crédits destinés aux loyers sont gelés… Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve souhaite que la mise en réserve soit levée et que les crédits encore gelés (112 millions d’euros en autorisations d’engagement, 99 millions en crédits de paiement) soient dégelés d’ici à la fin de l’année, a expliqué la semaine dernière devant les députés le patron de la gendarmerie, le général Richard Lizurey. « S’ils ne le sont pas, nous ne serons plus en mesure de payer les loyers à partir de novembre, ce qui serait évidemment préjudiciable à nos bailleurs. Mais nous avons bon espoir que ce dégel ait lieu », précise le directeur général de la gendarmerie nationale.

Habituellement les mises en réserve ne concernent que les dépenses en investissement de matériels. « La mise en réserve de crédits pour des dépenses obligatoires a été une surprise », souligne le général Lizurey. Pour autant, il se montre relativement satisfait de cette initiative, qui pourrait être tactique. Pourquoi ? « C’est pour nous une vraie opportunité de réaliser les effectifs dans l’année. C’est un choix gouvernemental que je considère comme positif car cela nous permet de recevoir dans les unités en septembre des matériels commandés en début d’année », précise-t-il.

« L’affectation aux dépenses obligatoires des crédits mis en réserve nous a en tout cas permis de lancer dès le début de l’année des commandes de matériel, de sorte que nos unités voient arriver dès à présent des véhicules neufs », fait remarquer le directeur général e la gendarmerie nationale.

3.000 véhicules neufs

La gendarmerie va recevoir pour la première fois depuis longtemps 3.000 véhicules neufs. « C’est exceptionnel, estime-t-il. Il faut que l’effort s’inscrive bien sûr dans la durée afin que nous puissions renouveler le parc de véhicules« . Aujourd’hui, sur quelque 30.000 véhicules de la gendarmerie, 3.800 devraient normalement être réformés mais sont maintenus en service faute de véhicules pour les remplacer. « L’effort va se poursuivre en 2017 à hauteur de 65 millions d’euros, et je pense qu’une telle trajectoire nous permettra de résorber notre stock de véhicules en instance de réforme », espère le général Richard Lizurey.

« S’agissant des moyens, je serais tenté de dire qu’ils sont en adéquation avec la menace mais que, si nous en avions plus, ce serait encore mieux », fait-il valoir.

Avec la livraison des 3.000 véhicules neufs, deux types de véhicules vont être sortis de la flotte classique. D’une part, ceux qui font l’objet d’un marché de location, essentiellement pour les unités de recherche, et, d’autre part, les véhicules banalisés, dont la gendarmerie dispose dans la durée et qui ont une immatriculation militaire administrative mais des plaques civiles enregistrées dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV).

Source : La Tribune

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