La gendarmerie lance ses unités de contact

5aa5dbee489a4548608b465f Première prise de « contact » des unités de contact, ce vendredi.

Comment vont s’organiser ces nouvelles patrouilles présentées vendredi à Amboise ? Comment l’idée est-elle reçue en ville ? Ambiance, à La Verrerie.

Képis, uniformes : deux gendarmes sillonnent les rues d’Amboise, vendredi, en fin d’après-midi. En dépit des apparences, ce n’est pas banal. Car ce binôme, composé d’un réserviste et d’un gendarme de l’active, se déplace simplement à pied, avec pour unique mission d’aller parler aux passants, de (re) nouer le dialogue, sans pression statistique qui pourrait imposer des objectifs, un nombre minimum de contacts à établir. « On est dans une démarche humaine, donc souple », a assuré le capitaine Vincent Augier, commandant la compagnie de gendarmerie d’Amboise, lors du lancement de ces toutes nouvelles unités de contact, qui sont une déclinaison concrète – la principale – de la police de sécurité du quotidien voulue par le président de la République Emmanuel Macron.
Une heure à peine après la présentation de ce nouveau dispositif aux élus (lire ci-dessous), ces binômes appelés « groupes de prévention contact » ont assuré leur première mission, là où ils sont désormais appelés à revenir régulièrement, simplement « pour écouter les gens, renseigner et rassurer » : dans la cité scolaire, dans les quartiers, dans les châteaux emblématiques d’Amboise et dans le centre-ville commerçant…
Direction le quartier de La Verrerie, où un petit groupe d’habitants discute avec les gendarmes, rue Rémy-Belleau. Que leur inspirent ces nouvelles patrouilles ? « Perso, cela ne me dérange pas. » En regardant le binôme, ce jeune homme ajoute : « C’est la République, vous êtes chez vous. » Un autre retourne la question aux militaires : « Mais vous, vous pensez quoi, du quartier ? » Mots choisis, pesés : un gendarme répond qu’il connaît et que si cela se passe globalement bien, il y a aussi, parfois, « les petits qui t’insultent et qui te montrent des doigts ». Mais de toute façon, son travail, c’est « d’être là pour la population », précise aussitôt le militaire. La discussion se déroule, les jeunes évoquent brièvement l’augmentation des loyers qui a suivi la rénovation des appartements, mais aussi « l’ennui total », à cause du manque de structures. La fermeture du local de l’association Ensemble, il y a environ huit mois, n’est pas sans conséquences, affirme un membre du groupe. Les pauses café, les retrouvailles là-bas, en fin de journée : tout cela lui manque.
“ Perso, cela ne me dérange pas. ” Voir les gendarmes passer plus souvent ici, à pied ? Pas de problème, répondent plusieurs voix. « Tout le monde à Amboise a une vision déformée du quartier, regrette Khaled, 24 ans. En fait, les gendarmes viennent déjà ici, et ça s’est toujours bien passé. C’est un débat qui n’a pas lieu d’être. »

Source : La Nouvelle République

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