« J’ai l’impression de regarder un mauvais film. »

1-Bacchus de Paul RubbensBacchus de Pierre Paul Rubens

« J’ai l’impression de regarder un mauvais film. »

 

Le genre de nanar, péplum en bois avec des Dieux se gavant de cochon et de vin, tout en regardant sous leurs grosses fesses : …..des Hommes…
Une fourmilière en panique. Ça s’agite, ça gronde , ça court, ça crie, ça pleure.

Et les dieux se marrent.

Coup de feu !
Encore un !

 

Encore un policier à terre !
Broyé, noyé par un système hiérarchique d’une autre époque, une course aux résultats dans l’oubli, le dénigrement voire le mépris du service public.

Encore un policier, qui, comme tout un chacun, a des soucis, des emmerdes. Mais si lui n’est plus en état de sortir la tête de l’eau, personne ne l’aidera. Au contraire.

Les Dieux, hilares, mettront leurs grosses mains dégueulasses sur son visage pour le faire couler.
Peu importe qu’il crève, d’autres sont là pour assurer les « missions régaliennes » dévolues à la police.

 

J’ai envie de vomir.

 

En tant d’années de service, j’ai vu des collègues pleurer, hurler, se tuer.
J’ai vu ce rouleau compresseur administratif se mettre en branle, invincible parce que impuni.

 

Et ça continue, encore et encore et encore.
Ils ne comprennent pas, ils ne veulent pas comprendre.
S’ils faisaient attention aux souffrances de l’autre, ils perdraient leurs âmes.

 

J’accuse les « petits lieutenants », un par un et en groupe,

j’accuse le silence sourd et accablant de la masse,

j’accuse les Dieux.
J’accuse tous ce ramassis de torche cul d’être les complices, voire les auteurs des meurtres de policiers.

 

Qui sera le prochain ?

Toi ?

Moi ?
Le collègue que tu aimes bien et que tu vas retrouver la tête éclatée dans le vestiaire ?
L’officier, pris entre les hautes sphères et les bleus, que tu vas regarder se balancer au bout de la corde ?
Le patron, tellement en désaccord avec ce qui lui est demandé, qu’il va, à son tour, appuyer sur cette putain de détente ?
Ou peut être ton pote?

Tu sais, ton ami. Le vrai, pas le simple collègue, mais le mec à qui tu confierais femme et enfants.
Oui, demain, ce sera peut-être pour ton pote que l’on mettra des RIP.

Formidable…

Qui sera le prochain, hein ?

L’indifférence, c’est pire que tout. »

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©Demain dès l’aube, Lara SVEN.

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