Insolite Gray : Des gendarmes de la promo 1974-75 se retrouvent

Depuis leur départ le 28 juillet 1975, chacun des neuf gendarmes auxiliaires a suivi son chemin. Des anecdotes, ils en ont à revendre. Leurs aventures en 204 break, des journées typiques ou atypiques vécues sur le secteur de Gray auront marqué leurs mémoires, pour des histoires croustillantes et pleines de nostalgie.

Depuis leur départ le 28 juillet 1975, chacun des neuf gendarmes auxiliaires a suivi son chemin. Des anecdotes, ils en ont à revendre. Leurs aventures en 204 break, des journées typiques ou atypiques vécues sur le secteur de Gray auront marqué leurs mémoires, pour des histoires croustillantes et pleines de nostalgie.

UN RETOUR AUX SOURCES, après 40 ans. L’occasion a été donnée aux anciens gendarmes auxiliaires de la brigade de Gray, issus de la promo 1974-1975 de se retrouver. À l’époque, ils étaient âgés de 20 ans. La majorité est aujourd’hui en retraite, ou en passe de l’être.

« Cette rencontre trottait dans ma tête depuis deux ans. J’étais en promenade à Gray, et l’idée m’est venue de retrouver mes anciens camarades. J’avais conservé leur adresse de l’époque. On peut dire que j’ai fait mon travail d’enquêteur pour reprendre contact », ironise Alain Voye, à l’origine de l’événement.

La plupart ont répondu positivement, y compris Noël Bauquerey, leur ancien chef. Celui-ci faisait partie de la brigade motorisée et était chargé de l’encadrement des gendarmes auxiliaires. « Nous avions beaucoup de contacts avec lui. Si aujourd’hui il est là, c’est que nous n’avons pas trop souffert », ont-ils reconnu.

« Nous faisions partie d’un des premiers contingents de gendarmes auxiliaires », explique Alain. Après 4 mois de formation, les gendarmes auxiliaires étaient affectés dans une brigade plus ou moins près de leur domicile. L’objectif visait aussi au recrutement de gendarmes.

« Nous avions tout à construire »

Arrivés à Gray fin novembre 1974, Alain Voye, Christian Courgey, Gilles Robert, Jean-Marc Foulet et Robert Pelissier étaient repartis le 28 juillet 1975. À l’époque, la gendarmerie était une compagnie, les gendarmes auxiliaires exerçaient dans la dizaine de brigades environnantes.

« À ce moment-là, à 20 ans, nous avions tout à construire, notre vie de famille, notre carrière. Nous n’étions pas d’ici. Chacun s’en est retourné d’où il venait, dans le département ou ailleurs et nous nous sommes perdus de vue », évoque Alain.

Sur les neuf camarades, quatre sont devenus gendarmes, deux sont devenus policiers, les autres sont allés dans le privé.

« Pour ma part, je souhaitais devenir policier. J’avais réussi le concours d’inspecteur de police et j’ai terminé ma carrière en tant que commandant fonctionnel de police, chef d’état-major d’une direction départementale de la sécurité publique », précise-t-il.

Force est de constater du changement dans le personnel de la gendarmerie. En 1975, les gendarmes étaient exclusivement des hommes. La gendarmerie de Gray compte aujourd’hui trois femmes sur un effectif de 23 gendarmes, dont Séverine Cousture, au commandement de la brigade.

Les cinq anciens camarades accompagnés de leur ancien chef ont conclu leur rencontre en se rendant au Mastroquet pour un repas rempli d’anecdotes et de bonne humeur.

Source : L’Est Républicain

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