Gilets jaunes: Geneviève Legay, blessée à Nice, répond à Macron

Emmanuel Macron avait suscité la polémique en souhaitant à Geneviève Legay un “prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse”.

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Valery HACHE / AFPGeneviève Legay lors de la manifestation des gilets jaunes à Nice, le samedi 23 mars 2019.

GILETS JAUNES – Elle prend la parole. Blessée lors de la manifestation des gilets jaunes le samedi 23 mars à Nice, Geneviève Legay est revenue sur les circonstances de sa chute, au micro de BFMTV, ce lundi 8 avril. La militante d’Attac en profite également pour tacler le président de la République.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait suscité la polémique en souhaitant à la septuagénaire un “prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse”. ”Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci”, avait indiqué le chef de l’État dans les colonnes de Nice-Matin.

“Alors lui, la sagesse, il ne sait pas ce que ça veut dire parce que moi je trouve que je suis sage justement”, assène Geneviève Legay, qui ajoute, persuadée, “qu’il ne représente pas du tout le peuple français”.

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“Macron n’est pas un exemple de sagesse mais de mépris et de violence”a ajouté la septuagénaire, jointe par téléphone par de France Bleu Azur, ce lundi.

“Le président de la République n’a pas eu une seule pensée pour mes filles qui attendaient à l’hôpital pour savoir si j’allais pouvoir m’en sortir et avec quelles séquelles. Et Estrosi [maire de Nice, ndlr] se permet de dire de son côté que mes blessures sont légères. C’est une honte!”, a-t-elle ajouté. “Nous ne sommes plus dans un État de droit. La réponse d’Emmanuel Macron est autoritaire”.

La militante niçoise, victime de multiples fractures et souffrant de plusieurs côtes cassées, a intégré mardi 2 avril une unité de convalescence de l’hôpital. Une information judiciaire a été confiée à plusieurs juges d’instruction pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles elle a lourdement chuté.

Plainte pour “violences en réunion”

Selon les premiers éléments de l’enquête, elle a été poussée par un policier qui a admis l’avoir repoussée du bras, et a déclaré regretter son geste, tout en soulignant avoir agi dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie.

“Ma dernière image, j’étais debout avec le drapeau de la paix. Un moment donné je me suis retournée, j’ai vu que le cordon de policiers avait chargé”, raconte-t-elle à BFMTV. Geneviève Legay assure ne pas avoir été prévenue que les policiers allaient charger.

“Ce que je crois, et que les vidéos de la ville de Nice prouveront, c’est qu’ils m’ont donné un coup de matraque derrière sur la tête, puisque j’ai un trou en haut du crâne”, complète la septuagénaire. ”(…) Je me suis réveillée à [l’hôpital]. Dès le dimanche matin, par trois fois, il est venu deux policiers me faire dire que c’était le journaliste qui m’avait bousculée. ils sont venus par trois fois me faire dire et j’ai dit non”.

Sa famille et Attac ont porté plainte dès lundi 1er avril pour “violences en réunion” contre la police. Elle-même devrait aussi porter plainte selon sa fille, mais n’est pas encore en état de le faire.

Source : Le HuffPost

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