Gendarmes réservistes : un vivier indispensable

De g. à dr. : José C., Stéphane M., et David D. font partie des 210 hommes et femmes sur lesquels le Groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire peut compter tout au long de l'année. - De g. à dr. : José C., Stéphane M., et David D. font partie des 210 hommes et femmes sur lesquels le Groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire peut compter tout au long de l'année.

De g. à dr. : José C., Stéphane M., et David D. font partie des 210 hommes et femmes sur lesquels le Groupement de gendarmerie d’Indre-et-Loire peut compter tout au long de l’année.

En 2015, les gendarmes réservistes ont assuré 4.000 jours de renfort en Indre-et-Loire. Un vivier de 210 hommes et femmes formés et motivés.

Ne cherchez pas de différence visible entre un gendarme d’active et un gendarme réserviste. Même uniforme. Même équipement. Et un même sens de l’engagement. Seuls leurs emplois du temps diffèrent.

Réunis à la caserne Raby, à Tours, trois réservistes. Trois parcours. Stéphane M. est gendarme réserviste depuis onze ans déjà, avec le grade d’adjudant. Après avoir été gendarme adjoint volontaire (GAV) pendant quatre ans et demi, il est entré dans la police municipale d’une ville de l’agglo. Et a voulu rejoindre la réserve. « Pour continuer les missions, pour continuer dans la sécurité publique et apporter ma pierre à l’édifice. » Un choix qui nécessite une véritable adhésion. « C’est un engagement personnel qui se fait sur le temps personnel, familial », précise Stéphane M. qui a « donné » (*) huit jours de son temps depuis le 1er janvier.

 » Il y a un respect mutuel  »

José C. revêt son uniforme depuis dix ans. Ancien GAV, il a ensuite saisi « l’opportunité » d’un CDI dans le service de sécurité d’un supermarché. « Être réserviste, c’est une complémentarité par rapport à mon métier et une motivation supplémentaire. Cela donne une autre vision », explique ce quadragénaire sportif qui se réjouit « du contact avec la population et le terrain ».
De jour comme de nuit, ces réservistes interviennent au sein de deux Pelotons de surveillance de la réserve opérationnelle (dix réservistes dans chaque), surtout sur les compagnies de Tours et d’Amboise.
L’esprit de corps est palpable. « Il y a un respect mutuel et on est bien accueillis », expliquent en chœur Stéphane M., José C., et David D. Lui a rejoint la réserve il y a trois ans. Ancien des forces spéciales de la marine, il a été « contacté par des amis gendarmes » pour rejoindre la réserve. Et ça lui plaît, visiblement. « Je viens de resigner un contrat pour trois ans. Il y a toujours l’adrénaline qui est là. Et pas de routine. »
Ce jour-là, comme pour ses deux camarades, son engagement s’étale de 11 h à 19 h. Un jour de semaine. Souvent, les réservistes sont à pied d’œuvre le week-end (un planning est établi en fonction des disponibilités des réservistes). Pour diverses missions (renforts dans les brigades, actions de prévention, extractions et transfèrements, etc.). L’an dernier, les 210 hommes et femmes réservistes ont fourni 4.000 jours de renfort à travers le département. Un appui indispensable tandis qu’était notamment instauré l’état d’urgence. De quoi faire naître des vocations ? La réserve est souvent un premier pas pour entrer en gendarmerie.
Si l’année 2014 a enregistré quinze contacts, l’année 2015 en a comptabilisé soixante et onze. Question de contexte.

(*) Les gendarmes réservistes sont indemnisés à la journée d’emploi en fonction de leur grade, de leur éventuel passé en gendarmerie, de leur qualification.

à savoir

> Pour toute personne intéressée, n’ayant pas de passé militaire et non issue de l’armée, il faut être de nationalité française. Puis suivre avec succès une préparation militaire gendarmerie (PMG) ou une préparation militaire supérieure gendarmerie (PMSG). Ces formations de base conduisent à la signature du contrat permettant d’exercer en tant que réserviste.
> Pour suivre la PMG, il faut être âgé de 17 à 30 ans au moment de la formation ; avoir participé à la Journée Défense Citoyenneté, être apte physiquement à l’issue de la visite médicale et, bien évidemment, jouir de ses droits civiques, et être de bonne moralité.
> Pour pouvoir suivre la PMSG, les conditions sont identiques. Cependant, le grade en sortie de PMSG sera un grade d’officier.
> Deux jours d’instruction sont obligatoires par an. L’engagement est de soixante jours par an. Il peut atteindre quatre-vingt-dix jours, voire cent vingt jours en cas de situation exceptionnelle.

Source : La Nouvelle République

 

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