Gendarmerie d’Éguzon : l’ombre d’un doute

L'avenir de la brigade de gendarmerie d'Éguzon fait beaucoup causer. - L'avenir de la brigade de gendarmerie d'Éguzon fait beaucoup causer.

L’avenir de la brigade de gendarmerie d’Éguzon fait beaucoup causer.

La brigade de proximité de la commune du sud de l’Indre est-elle menacée de fermeture ? Non, répondent les autorités. Oui, affirme Vanik Berberian.

La rumeur courait depuis mardi et a pris du poids, hier, au point de provoquer la « stupéfaction » des élus d’Éguzon-Chantôme, « absolument pas au courant d’un tel projet ». Celui d’une fermeture envisagée de la brigade de gendarmerie de la commune, composée de six militaires.

Demande d’audience au préfet

Dans un courrier envoyé au préfet, Vanik Berberian, maire de Gargilesse – qui appartient à la Communauté de communes Éguzon-Argenton-Vallée de la Creuse – et président de l’Union départementale des Maires ruraux, demandent que le préfet de l’Indre, Seymour Morsy, donne « audience à une délégation de maires afin que nous puissions vous exprimer notre détermination à conserver en l’état, la brigade de gendarmerie d’Éguzon ». Une initiative personnelle mais transmise, hier, à l’ensemble des élus de la communauté de communes. « Ce serait une fermeture en deux temps avec, d’abord, une réduction des effectifs », assure Vanik Berberian à la NR. Dans son courrier, il écrit aussi : « Nous considérons que supprimer la brigade sur le canton d’Éguzon dont l’activité touristique majeure engendre une forte fréquentation, tout comme sa proximité avec l’A 20, serait une grave erreur ».
« Nous sommes extrêmement surpris car nous avons des relations régulières avec les gendarmes, a réagi Jean-Paul Thibaudeau, maire-adjoint d’Éguzon-Chantôme. Mais on sait qu’il y a une tendance lourde et une pression faite sur les services publics. Si l’information est avérée, je peux vous dire qu’on ne se laissera pas faire. On va d’ailleurs très vite demander des explications à qui de droit. »
Hier, le lieutenant-colonel Heurtebise, commandant adjoint du Groupement de gendarmerie de l’Indre, assurait qu’« aucun projet de fermeture ou de réduction d’effectif n’est prévu à court ou moyen terme ». Un peu plus tard, le préfet réagissait également : « Je démens formellement, il n’y aura pas de fermeture de la brigade de gendarmerie d’Éguzon. D’ailleurs, les équipes seront même renforcées cet été. » De quoi balayer les doutes ?

Source : La Nouvelle République

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