Gendarmerie. Ces civils s’engagent au service de la Nation

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Célériane Maire, 19 ans et Romain Renaudin, 22 ans, se sont engagés en tant que réservistes auprès des gendarmes professionnels. | Jéromine Doux

Célériane Maire, 19 ans et Romain Renaudin, 22 ans, sont réservistes. Pendant les fêtes, ils prêtaient main-forte aux gendarmes professionnels, pour assurer la sécurité près des centres commerciaux de Sablé.

Qui sont les réservistes ?

À côté de leur métier ou de leur activité principale, les réservistes s’engagent dans la gendarmerie pour prêter main-forte aux brigades implantées près de chez eux. Ils intègrent la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale. Le principe est le même que pour les sapeurs pompiers volontaires. Célériane Maire, 19 ans, est étudiante en fac de langues, au Mans. Elle prépare le concours de sous-officier de la gendarmerie et s’est engagée en tant que réserviste il y a six mois. Son collègue, Romain Renaudin, a 22 ans et s’est engagé il y a quatre ans. En parallèle, il prépare un concours pour entrer dans l’armée de terre. « Être réserviste permet d’avoir une première expérience », explique-t-il.

Que font-ils ?

En Sarthe, les réservistes dépendent tous du Mans et peuvent intervenir dans n’importe quelle brigade sarthoise. « La plupart du temps, on fait de la prévention de proximité », précise Romain. Une mission qui a pour principal but de rassurer la population et de faire remonter d’éventuels renseignements.« On fait aussi de la surveillance pavillonnaire, on surveille les commerces et on peut avoir des missions de sécurité routière. » Samedi, ils surveillaient notamment le centre commercial Leclerc de Sablé dans le cadre de l’opération anti-délinquance menée depuis début décembre. Leur objectif était de dissuader les voleurs dans les endroits où, juste avant les fêtes, il y a une forte affluence.

Comment devient-on réserviste ?

Il faut notamment être français, avoir au minimum 17 ans, une bonne condition physique et être apte moralement. « La première étape est de demander un dossier à la gendarmerie, précise Célériane. On doit ensuite passer plusieurs tests : psychotechnique, psychomoteur. Puis on a une « formation opérationnelle du réserviste territorial ». » Pendant un mois, les élèves sont en école de gendarmerie. « On apprend l’armement et on fait beaucoup de sport. C’est intensif », précise-t-elle.Après cette formation, Célériane a décroché le diplôme d’agent de police judiciaire adjoint, nécessaire pour être réserviste.

Pourquoi s’engager ?

Pour Romain, la réponse est spontanée. « Je me suis engagée par vocation militaire. Et pour découvrir le milieu de la gendarmerie. » Célériane, elle, était scolarisée au sein du lycée militaire de La Flèche. « La rigueur me manquait, confie-t-elle. Réserviste, c’est aussi une bonne manière de découvrir le métier de gendarme, j’aimerais passer un concours ensuite. »

La jeune femme concède aussi que les attentats l’ont incités à s’engager. « Suite à ces événements, j’ai eu envie de servir mon pays. On est très nombreux à s’être engagés après cela. » Enfin, c’est le fait d’être au contact de la population qui l’anime. « On côtoie tous types de personnes, détaille-t-elle. Qu’elles soient hautes gradées ou dans la misère la plus totale. »

Source : Ouest-France

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