Fermeture de la gendarmerie de Sergines : pourquoi la commune ne veut pas être délaissée

Fermeture de la gendarmerie de Sergines : pourquoi la commune ne veut pas être délaissée

Michèle Crouzet veillera au respect de la promesse de création d’un poste supplémentaire à la communauté de brigades de Pont-sur-Yonne. © SENS Agence

Après l’annonce de la fermeture de la gendarmerie de Sergines à l’horizon 2022, le maire André Pitou et Michèle Crouzet, députée (LREM) de la 3e circonscription de l’Yonne, veulent maintenir un service public égal.

Le 7 janvier 2018, la préfecture de l’Yonne annonçait l’ouverture d’une gendarmerie à Villeneuve-la-Guyard en 2022. La décision entérine la fermeture de celle de Sergines (1.300 habitants), qui n’accueillait du public qu’une demi-journée par semaine et couvrait une dizaine de communes.

Le maire de Sergines, André Pitou, nourrit deux inquiétudes principales.

1. Sur le plan sécuritaire

Protéger le territoire« Sur le plan sécuritaire, c’est un territoire qu’on délaisse, vis-à-vis d’une délinquance qui s’adapte, estime l’élu. Si Sergines n’est pas exposée à la même délinquance que le long de la D606, il faut que le territoire soit protégé. »

Création d’un poste supplémentaire« Au niveau opérationnel, je veillerai à ce que ces villages ne soient pas les oubliés d’un service public comme la gendarmerie », assure Michèle Crouzet. La représentante de la majorité présidentielle s’attachera au respect « de la promesse d’un poste supplémentaire à la communauté de brigades de Pont-sur-Yonne ». Cette dernière passerait de 27 à 28 gendarmes en 2022.

Le premier édile martèle sa volonté de travailler avec les maires des communes voisines et la gendarmerie. Parmi les pistes envisagées, la Participation citoyenne et la création d’un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD).

2. Sur le plan économique

Le départ de six familles  André Pitou s’inquiète du départ de six familles résidant dans la gendarmerie : « La location des locaux représentait une recette annuelle de 61.000 euros sur un budget de 900.000 euros. »

La perte d’une classe Le maire redoute la perte d’une classe au sein de son regroupement pédagogique intercommunal (210 élèves). « Nous allons fortement appuyer les dossiers auprès de l’État pour que ce soit le moins douloureux économiquement », soutient Michèle Crouzet.
Le maire dit espérer « un renvoi d’ascenseur de la part du Département » avec l’implantation du futur collège à Sergines. Démarche soutenue par la députée.

Source : L’Yonne Républicaine

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