En Gendarmerie le Pervers Narcissique est porteur d’une maladie mortelle… Pour l’autre !!!

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« Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu’on se salisse les mains. Une des grandes joies de la vie, c’est d’humilier ses semblables » (Pierre Desproges) Citations dans l’introduction du livre de Marie-France Hirigoyen : « Le harcèlement moral »

On pourrait en rire, puisqu’il s’agit de propos de P.Desproges, et pourtant, c’est bien la triste vérité. En gendarmerie on peut tuer sans se salir les mains. 

Même si le harcèlement moral et sexuel  dans les armées vient d’être officiellement reconnu par la loi, le chemin sera long avant que les responsables » pervers » ne soient démasqués et punis. 

C’est peut-être à son corps défendant que la hiérarchie de la gendarmerie permet à la perversion de se développer parce qu’elle y est tolérée. De fait cette hiérarchie se retrouve complice.

Elle est complice parce qu’elle déclare sans cesse que « les problèmes purement professionnels sont extrêmement rares en gendarmerie », Comment peut-on tenir de tels propos devant l’évidence ???

En 2014, une lettre dénonçant ses bourreaux ou une immolation par le feu, ne sont plus suffisants pour prouver que l’on est harcelé !!

Mme Hirigoyen explique dans son livre :  » dans les sociétés primitives…la mort du bouc émissaire entraînait avec elle l’évacuation de la violence et la sacralisation de la victime. A notre époque, les victimes ne sont plus sacralisées, mais à défaut de passer pour innocentes, elles doivent passer pour FAIBLES « 

Dans l’affaire du suicide du jeune lieutenant, jamais la hiérarchie gendarmerie n’aurait dû employer des termes de harceleurs pour justifier un HONTEUX « classement sans suite ».

Contrairement à ce que pense cette hiérarchie les victimes sont habituellement choisies pour ce qu’elles ont en plus et que cherche à s’approprier l’agresseur.

Dans le cas du gendarme, qui s’est immolé par le feu, devant le tribunal de Belfort, la gendarmerie, est devenu un système pervers, prêt à tout. Par un processus pervers, le mensonge, elle est parvenu à ses objectifs. Les titres des journaux, ne parlaient plus que de l’ex-gendarme.

Pourtant c’est bien la lourdeur de la justice qui dans ce cas a permis à certains individus avides de pouvoir de s’acharner contre lui. Sa radiation de la gendarmerie a été effectuée dans un temps record, sans aucun jugement, comme dans une dictature.

Si la gendarmerie avait dans ses rangs un réseau de psychologues cliniciens digne de ce nom, elle  ne redonnerais jamais le commandement aux narcissiques pervers. Se faisant elle remet dans le circuit, des bombes à retardement, des « Chateau Gontier » à la puissance deux. Elle déplace juste le problème, en effectuant quelques mutations.  

La gendarmerie devrait savoir que les pervers sont insensibles, sans affect… Ils ignorent les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil.

Le harcèlement est rendu possible parce qu’il est précédé d’une dévalorisation de l’individu, qui est acceptée, puis cautionnée par le groupe… Pourtant, les victimes ne sont pas des tire-au-flan, au contraire, on trouve parmi elles beaucoup de personnes scrupuleuses qui présentent un présentéisme pathologique.

En gros, on ne harcèle pas le boulet de la brigade !!!!!

Pour une prise en charge réelle et efficace,  la gendarmerie doit arrêter de crier, la tête dans le sable,   »problèmes familiaux!!! problèmes familiaux!!! »

On ne peut pas prétendre vouloir enrayer le fléau du suicide dans ses rangs et continuer à protéger les « pervers ». 

Un certain nombre de ces pervers commettent des actes délictueux pour lesquels ils sont parfois jugés, mais la plupart usent de leur charme et de leurs facultés d’adaptation pour se frayer un chemin dans la société en laissant derrière eux des personnes blessées et des vies dévastées »

En gendarmerie les pervers ne sont pas désignés donc jamais jugés. Il y a ainsi des individus qui jonchent leur parcours de cadavres ou de  morts vivants. Chateau Gontier est l’exemple même du « PROBLEME PROFESSIONNEL » et pourtant la gendarmerie a fait exploser la victime, la seule victime de ce drame. Tout était réuni pour que la bombe explose.

Pour être politiquement incorrect, une brigade de MERDE, c’est :

  • Un pervers narcissique aux commandes, avec ses sentiments de grandeur…
  • Des collègues malfaisants, trouillards, pleurnichards, avec leur part de responsabilité…
  • Un « climat délétère » entretenu par une hiérarchie irresponsable, (merci mon général.)
  • Une mutation non choisie,
  • Un épuisement moral et physique… Voilà rassemblé tous les ingrédients menant au drame.

Certaines entreprises sont des « presse-citrons » demandant toujours plus.

Lorsque le salarié usé n’est plus rentable, l’entreprise s’en débarrasse sans aucun état d’âme.

Il ne faut pas banaliser le harcèlement en  faisant de ce fléau  une fatalité de notre société.

Ce n’est pas la  conséquence de la crise économique actuelle, c’est seulement une dérive d’un laxisme organisationnel, c’est la raison pour laquelle, la gendarmerie, refuse de reconnaître les cas de harcèlement dans ses rangs.

Il est très difficile pour la hiérarchie de sanctionner l’un de ses cadres qu’elle a elle même nommé et mis en place, car ce serait dans ce cas la se déjuger.

Tous les arguments, développés dans cet article, proviennent de l’étude faite par le docteur M.France Hirigoyen. Pour une plus grande clarté du texte j’ai parfois utilisé certains passages de son livre sans guillemets.

Mon travail a consisté, à essayer de comprendre pourquoi, au sein même de cette belle institution, qu’était la gendarmerie (c’était avant)  des hommes se sont entre-tués.

Pourquoi certains sont passés à l’acte dans une extrême solitude, pourquoi j’ai reçu en 6 années, autant de témoignages de souffrance.

J’ai une partie de la réponse, mais seulement une partie !

J’aimerai conclure mon propos par une citation de Dominique Barbier (psychiatre):

 «Notre société a besoin des pervers narcissiques parce que ce sont des gens qui occupent les postes clés. Ils vont déshumaniser notre société et transformer l’ensemble des êtres humains en consommateurs effrénés parce qu’il faudra des compensations à la vie humaine qui est de plus en plus inhumaine»

Françoise

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P,S, Je vous renvoie vers la lecture du livre “Le harcèlement moral” de Marie France Hirigoyen.

http://www.mariefrance-hirigoyen.com/fr/ses-ouvrages/le-harcelement-moral

Le Harcèlement Moral : la violence perverse au quotidien

Le Harcèlement Moral : la violence perverse au quotidien © Éditions La Découverte & Syros, 1998

II est possible de détruire quelqu’un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus : cela se nomme violence perverse ou harcèlement moral.

Dans ce livre nourri de nombreux témoignages, l’auteur analyse la spécificité de la relation perverse et met en garde contre toute tentative de banalisation. Elle nous montre qu’un même processus mortifère est à l’oeuvre, qu’il s’agisse d’un couple, d’une famille ou d’une entreprise, entraînant les victimes dans une spirale dépressive, voire suicidaire. Ces violences insidieuses découlent d’une même volonté de se débarrasser de quelqu’un sans se salir les mains.

Car le propre du pervers est d’avancer masqué.

C’est cette imposture qu’il faut dévoiler pour permettre à la victime de retrouver ses repères et de se soustraire à l’emprise de son agresseur. S’appuyant sur son expérience clinique, l’auteur se place en effet, en tant que victimologue, du côté des personnes agressées pour que le harcèlement qu’elles subissent quotidiennement soit pris en compte et nommé pour ce qu’il est : un véritable meurtre psychique.

Le sujet du harcèlement moral reste largement inédit en France.

D’où l’intérêt de ce livre remarquablement documenté, qui est aussi un guide pratique pour les victimes ou ceux qui veulent les aider (choix de la thérapie la mieux adaptée, étapes à court et long terme vers la guérison…) et pour les professionnels auxquels il propose une approche nouvelle. Mais plus largement, par son style clair et vivant, il intéressera tous ceux qui ne souhaitent pas rester indifférents face à ce problème de société.

Biographie de Marie France Hirigoyen.

Etudes de médecine à Bordeaux.
Certificat de 2eme cycle d’ethnologie, option ethnopsychiatrie, en 1974 à Bordeaux.

Docteur en médecine depuis 1978, Marie-France Hirigoyen s’est ensuite spécialisée en psychiatrie.

Psychiatre, psychanalyste, thérapeute familial systémique.
Exerce en libéral

Victimologue, diplômée en 1994 de The American University, Washington D.C.

Diplômée en 1995 de l’Université René Descartes, Paris V, mémoire intitulé « La destruction morale, les victimes des pervers narcissique ».

Formation à l’ESCP : Stege Diriger-Motiver ESCP-EAP avec Nicole Aubert en 2000-2001

Chargée de cours de victimologie à l’université Paris Descartes.

Elle centre alors ses recherches sur la violence psychologique et publie en 1998 un essai Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, dont 450 000 exemplaires ont été vendus à ce jour et qui a été traduit dans 24 langues.
Elle participe au groupe de réflexion sur la proposition de loi déposée le 14 décembre 1999 par le groupe communiste à l’Assemblée Nationale, qui aboutit à faire voter le 11 janvier 2001 un amendement qui introduit la notion de harcèlement moral dans le code du travail.

A été consultée également pour l’élaboration de la loi Belge et la loi Québécoise.
Intervient régulièrement auprès des administrations européennes (Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Commission Européenne) sur le sujet du harcèlement moral et sexuel.

Dans son second livre Malaise dans le Travail. Harcèlement moral : démêler le vrai du faux, qui paraît en mars 2001, l’auteur affine son analyse et précise la notion pour éviter que le terme soit utilisé abusivement et à contresens.

Livres publiés :

  • Le harcèlement Moral, la violence perverse au quotidien. Syros, Paris, 1998, et en poche aux éditions Pocket, 2000. Traduit en 26 langues ; publié à 450 000 exemplaires en langue française.
  • Malaise dans le travail, harcèlement moral, démêler le vrai du faux. Syros, Paris, 2001 et en 2002 aux éditions Pocket.
  • Femmes sous emprise, les ressorts de la violence dans le couple. Oh édition, Paris, 2005. puis aux éditions Pocket.
  • Les nouvelles solitudes. La découverte, Paris, 2007

 

 

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