DESINFORMATION, REFUS D’INFORMATION, NON INFORMATION, DEFORMATION D’INFORMATION, OU… ?

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Il semble évident que la parution des rendus de la CEDH, en date 02 octobre 2014, gène beaucoup au sein de la chaîne hiérarchique des armées. De là à considérer que les autorités militaires concernées mettent systématiquement une opposition à l’information de leur personnel sur cet état de fait, pour ne pas dire plus, est simplement antidémocratique et révoltant.

Il est consternant d’apprendre, qu’aujourd’hui encore, des autorités militaires s’arrogent le droit « d’asservir intellectuellement » leurs personnels sous le leitmotiv qu’ils détiennent une parcelle de commandement et peuvent ainsi autoritairement décider de l’information à transmettre.

La France a été condamnée ! Il faut absolument que notre élite galonnée et brevetée ainsi que les personnels répondant à leurs ordres, toutes armées et directions confondues, l’accepte et s’en convainque. Montesquieu disait : « En politique il ne suffit pas d’avoir des vertus, il faut savoir les abandonner. » Je crois que cette maxime est toujours d’actualité ! En effet, alors que le pouvoir exécutif s’évertue à vouloir donner une image évoluée, il apparaît que ses exécutants ne partagent pas du tout le même point de vue. Il faut reconnaître que face aux arrêts de la CEDH le ministre de l’intérieur, le ministre de la défense et les différents chefs d’état-major freinent fermement des quatre fers pour retarder au maximum la mise en place des structures qui sont imposées.

Selon les remontées d’information de camarades d’active ou de la réserve, il semble que nombre de représentants des militaires de la gendarmerie (PPM, référents, IRP, CFMG, etc.) non seulement ne fassent pas remonter les renseignements mais engagent fermement leurs camarades à rester attentistes si ce n’est réfractaires au changement.

Dans le même courant d’idée la hiérarchie véhicule des « conseils » afin que les personnels ne se tournent pas vers les associations existantes. En tout état de cause, il ressort que la plupart des personnels ignorent totalement les arrêts de la CEDH et les applications qui en découlent.

A la date de rédaction du présent éditorial, il appert que majoritairement, ou devrais-je dire très-très majoritairement, l’information sur le droit d’adhérer à une association professionnelle nationale militaire (APNM) est non seulement éludée mais que l’attentisme est plutôt conseillé au regard de la position de la hiérarchie (!). Les questions posées amènent des réponses tronquées, voire pas de réponse du tout.

Le changement arrive, il est à la porte de la gendarmerie. Ceux qui aujourd’hui refusent de l’accepter et tentent de le rejeter se préparent un avenir dans lequel ils n’auront plus leur place car ils seront rejetés sans faiblesse. Le temps des « petits chefs » et du petit doigt sur la couture du pantalon est révolu. Il est aujourd’hui essentiel que les camarades en activité fassent confiance aux APNM et s’imprègnent du fait que leurs actions sont en leur faveur.

 Bernard BERTHELOT

Secrétaire de l’APG

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