Covid-19 : l’hydroxychloroquine marche épisode III France-Italie qui soigne le mieux?

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L’indice nrCFR(*) est une mesure de la qualité au fil du temps de la gestion médicale et des soins de la pandémie Covid-19 dans une population. L’article précédent (**) étudiait les conséquences du #LancetGate. Celui-ci mesure l’impact des stratégies thérapeutiques décidées par les gouvernants et les autorités de santé de France et d’Italie, en plein cœur de la pandémie.

L’Italie adopte une stratégie thérapeutique claire

Le 17 mars l’Agence italienne du Médicament, par décret, autorise la prescription et le remboursement de l’hydroxychloroquine pour le traitement, même à domicile, des patients atteints d’une infection Covid-19.

83% des médecins italiens ont prescrit l’hydroxychloroquine entre le 6 et le 9 avril 2020 (sondage Sermo).

Pendant ce temps la France prohibe par un décret dès le 23 mars 2020  la délivrance, donc en pratique la prescription d’hydroxychloroquine.

Les choix de santé publique sont déterminants

L’indice de létalité nrCFR passe de 45% à 26% en Italie, sur la “zone d’impact” postérieure à l’autorisation de l’hydroxychloroquine en médecine de ville. Alors que l’épidémie battait son plein.  Cette zone d’impact est estimée, suite aux articles précédents, à une période entre 11 jours et 25 jours après la décision de prescription.

Dans le graphique ci-dessous on voit en rouge la diminution importante du nrCFR sur cette zone d’impact. Cet indice a continué à baisser pour atteindre 5%. Alors que celui de la France augmentait sur la même période, avant de diminuer pour tendre vers 14%.

Une différence statistiquement significative sur les données italiennes.

Le nrCFR italien du 28 mars, 45,9 % (calculé sur la période du 21 au 28 mars) était supérieur de 83,28 % au nrCFR du 11 avril, 25,04 % (calculé sur la période du 4 au 11 avril).

Il est sûr à 99 % que la différence entre les deux nrCFR est statistiquement significative (Efficacité 100,00 %, p < 0,00001).

La stratégie thérapeutique claire de prescription décrétée par l’Italie aura eu un impact déterminant sur la santé publique : une proportion de morts parmi les sortants de la maladie bien inférieure à celle de la France suite à l’autorisation de l’hydroxychloroquine. Ceci malgré une population plus âgée et donc plus vulnérable qu’en France et une assistance de l’Union Européenne plus que questionnable.

Doliprane et rester à la maison, c’est la tour Eiffel qui penche.

(*) Définition : L’indice nrCFR (New Resolved Case Fatality Rate), mesure concrète et dynamique du succès des soins au fil du temps (quasi-temps-réel puisqu’il ne porte que sur une période glissante de 7 jours) a été créé par Michel Jullian. Il est simplement égal à la proportion de morts parmi les cas résolus (morts ou guéris) dans les 7 jours se terminant au jour J :

nrCFR(J)    =     M(J)-M(J-7)  /   G(J)-G(J-7)+M(J)-M(J-7)

où M=nombre total de morts et G=nombre total de guéris depuis le début de l’épidémie. L’indice doit être corrigé pour l’âge lorsque des populations de structures d’âge différentes sont comparées.

(**) Article du 20 juillet : Covid-19 l’hydroxychloroquine marche épisode II « Effets stupéfiants dans 53 pays »

Remerciements à Annie Wypychowski pour son aide à la rédaction-correction, et à Nathalie Izzo (@Nathalienath19) pour son soutien.

- Source : FranceSoir
Source : ZEjournal

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