Côtes-d’Armor. En route, avec le radar embarqué de la gendarmerie

Dans les Côtes-D'Armor, trois véhicules banalisés sont équipés d'un radar mobile.

Dans les Côtes-D’Armor, trois véhicules banalisés sont équipés d’un radar mobile. | DAVID ADEMAS

Depuis trois ans, les gendarmes parcourent les routes du département des Côtes-d’Armor, à bord de trois véhicules banalisés équipés d’un radar. Embarquement dans l’un d’eux, pour quelques kilomètres.

À première vue, ce véhicule d’un bleu métal paraît totalement anodin. Pourtant, la plaque d’immatriculation située à l’avant cache un radar, qui mesure la vitesse des voitures. La gendarmerie possède trois voitures avec des radars mobiles nouvelle génération dans le département. Une dans le secteur de Saint-Brieuc, une pour la région de Guingamp et une dernière sur le territoire de Jugon-les-Lacs.

Un véhicule classique

À l’intérieur, rien de très différent d’un véhicule classique, mis à part sur la plage avant. Un appareil y est dressé pour photographier les éventuels automobilistes en infraction. Sur le siège passager, le sous-officier Le Dréau, de l’escadron départemental de sécurité routière, tient une tablette entre les mains. Au volant, le capitaine Olivier Le Bec.

Il prend la direction de la RN12 vers Lamballe, en milieu d’après-midi, mercredi. Sur cette portion, les gendarmes s’intéressent aux véhicules qui doublent leur voiture banalisée.

Cet appareil photo permet de prendre sur les fait les automobilistes en infractions dans les Côtes-d'Armor

Cet appareil photo permet de prendre sur les fait les automobilistes en infractions dans les Côtes-d’Armor | DAVID ADEMAS

Son collègue, avec la tablette, doit calibrer le radar sur la vitesse maximale autorisée de la route. « J’ai réglé le logiciel au préalable, je ne vais avoir pour seule intervention que le changement de vitesse, explique le sous-officier Le Dréau en appuyant sur la limitation 110 avec son stylet tactile. À cette allure, la vitesse enregistrée des véhicules qui dépassent est diminuée de 10 %. Lorsque la limitation est inférieure à 100 km/h, on enlève 10 km/h. »

Le logiciel enregistre le nombre de voitures contrôlées. Après quelques kilomètres, pas d’infractions constatées. « On va aller sur le réseau secondaire, pour contrôler la vitesse des voitures qui nous croisent », ce qui est possible, depuis plus d’un an, avec cette nouvelle génération de radars. Direction Plancoët, le sous-officier change la limitation de vitesse sur la tablette.

« Sur le réseau secondaire, les accidents sont plus graves, explique Gérard Derouin, secrétaire général de la préfecture. La vitesse non adaptée peut conduire à une mauvaise trajectoire dans les courbes. »

Aujourd’hui, les automobilistes se montrent sages. Toujours pas de dépassement de vitesse après plusieurs dizaines de minutes.

Les infractions transmises au Cacir à Rennes

En fin d’après-midi, les infractions dues à la vitesse se comptent sur les doigts d’une main. Lorsqu’un véhicule avec une vitesse inadaptée est photographié, l’image arrive sur la tablette. « À la fin du service, on vide, via le réseau intranet, l’intégralité de la tablette, à destination du Cacir (Centre automatisé de constatation des infractions routières, N.D.L.R.), à Rennes. »

Ensuite, les données sont traitées par le Centre national des infractions routières (CNT), qui envoie les courriers aux contrevenants.

Source : Ouest France

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