Coronavirus : déjà plus de 300 policiers et gendarmes testés positifs

Alors qu’on recense plus de 300 cas de contamination chez les forces de l’ordre, la gendarmerie, la police et l’administration pénitentiaire déplorent aussi chacune leur premier mort.

GZT467RJDYOPPV3EGEHI3Q2TPIUn gendarme de la caserne de Maison-Alfort est décédé de la pandémie du coronavirus. LP/Olivier Corsan

Dans cette pandémie de Covid-19, les forces de l’ordre payent elles aussi un lourd tribut. Selon nos informations, le dernier bilan du ministère de l’Intérieur faisait état de 257 cas de contamination confirmés dans la police, plus de 50 dans la gendarmerie. 10 131 policiers sont par ailleurs en situation de confinement pour suspicion de maladie ou en arrêts pour raison familiale. Et 1 300 gendarmes sont confinés.

En 24 heures, les deux « maisons » de Beauvau ont aussi enregistré leurs premiers morts. Côté police, Mohamed S., agent administratif au 8e bureau de la préfecture de police de Paris, entité en charge de la lutte contre l’immigration irrégulière, est décédé ce jeudi à l’hôpital après avoir été testé positif au coronavirus. Plusieurs de ses collègues ont été confinés.

Côté gendarmerie, Patrick G., 51 ans, maréchal des logis affecté au groupement interministériel de contrôle (GIC, en charge des écoutes administratives), est lui décédé à son domicile mercredi dans la caserne de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). En arrêt maladie depuis plusieurs jours pour suspicion de Covid-19, le sous-officier, qui souffrait d’insuffisances cardiaques et respiratoires, a vu son état brutalement se dégrader en quelques heures et est mort à l’arrivée du Samu. La caserne a été désinfectée et une aide psychologique mise en place.

Dix détenus testés positifs

« On se tient à distance, on nettoie nos outils, on ne se serre évidemment plus la main, témoigne un gendarme. On ne ferme même plus les portes de la caserne pour ne pas avoir à toucher la poignée. On ne sait pas encore qui sera confiné. » Ni Mohamed S., ni Patrick G. n’étaient en contact avec du public.

Côté justice, un premier décès avec suspicion de Covid-19 a aussi été recensé dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s’agit d’un surveillant pénitentiaire affecté à la prison d’Orléans-Saran (Loiret). Âgé de 54 ans, Claude L. était en arrêt maladie et confiné depuis plusieurs jours après avoir présenté des symptômes de la maladie. Il est mort à son domicile. « Nous avions échangé, il m’avait dit qu’il avait de la fièvre », rapporte Michael Petit, 42 ans, premier surveillant à Orléans-Saran et délégué FO pénitentiaire qui se dit très marqué par mort soudaine de son collègue. L’ensemble des surveillants a une pensée émue pour sa famille. » Ce jeudi soir, on recensait 10 détenus testés positifs, dont deux à Orléans-Saran.

Comme dans le cas du gendarme décédé, le gardien n’avait pas été hospitalisé et donc n’a jamais testé au coronavirus. Les décès officiels attribués à la maladie ne sont que comptabilisés en milieu hospitalier. « Il y a des suspicions de coronavirus mais médicalement, on ignore les causes précises du décès. À cette heure, je ne sais pas s’il y aura une autopsie, ça dépend aussi de la volonté de la famille » explique-t-on l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Val de Loire.

Source : Le Parisien

 

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