Connaître son métier

L’ARMÉE AU CŒUR DE LA NATION,
          DANS LE CŒUR DES FRANÇAIS

«La plus grande immoralité c’est de faire un métier que l’on ne connaît pas » (Napoléon).

Où monsieur Emmanuel Macron a-t-il appris le métier de chef des Armées que lui confère la Constitution ? À l’ENA ? Non ! Dans la banque Rothschild ? On peut en douter. Lorsqu’il était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique ? Il est fort à parier qu’alors les questions de Défense ne lui sont apparues qu’à travers le poids du budget qui leur était consacré.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve  République, le chef de l’État n’a eu, semble-t-il, avant de le devenir, aucun contact avec la chose militaire si ce n’est à travers quelques échanges avec monsieur Le Drian et son équipe de conseillers… À l’heure où un débat est ouvert sur le rétablissement d’une forme quelconque, qui reste à définir, de service national universel qui impliquerait les armées et qui fut sans doute suggérée, bien imprudemment, au candidat Macron par l’un de ces conseillers, ne conviendrait-il pas d’abord de réfléchir au moyen de donner à nos élites une instruction militaire minimale ?

Sous la Ve  République, précisément, a existé, jusqu’en 1972, l’obligation pour les élèves de certaines grandes écoles, en particulier d’ingénieurs, de recevoir, dans le cadre de leur scolarité, une instruction militaire obligatoire, en abrégé une IMO. Ceux qui la recevaient, et qui de ce fait, étaient désignés sous le titre d’IMO, voyaient inscrite à leur emploi du temps une demi-journée d’instruction militaire par semaine qui leur était délivrée in situ dans leur établissement par des cadres des armées ou lors de visites dans des unités militaires. Ils devaient en outre, lors de leurs vacances scolaires d’été, effectuer une «période militaire» de trois semaines. Ces IMO effectuaient ensuite leur service militaire en suivant un stage en école d’application puis en étant affectés dans les unités comme sous-lieutenants. Il est urgent d’appliquer à nouveau aujourd’hui ce principe, sous une forme atténuée, en insérant, au minimum et systématiquement dans les programmes des élèves des grandes écoles, pas seulement scientifiques mais aussi du type Sciences-Po et, au premier chef de l’ENA, un certain nombre de conférences consacrées au monde de la Défense et faites par des militaires, et en organisant des séjours dans les unités des trois armées.

Plutôt que de vouloir instituer un service obligatoire et qui se voudrait universel mais dont on voit bien qu’il s’adresserait d’abord aux plus démunis (comme c’était d’ailleurs devenu le cas du service militaire avant sa suspension) car, fort heureusement et pour reprendre les termes du candidat Macron, tous les jeunes Français ne sont pas désocialisés, en difficulté ou illettrés, il conviendrait plutôt de faire prendre conscience à nos élites des enjeux en matière de Défense de telle façon que, en situation de responsabilité, ils prennent des décisions en connaissance de cause.


La RÉDACTION de l’ASAF

Source : ASAF

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