Chauffard tué dans le Gard : une gendarme mise en examen et suspendue

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La femme gendarme du groupement du Gard qui a ouvert le feu et abattu un chauffard, jeudi vers 20h, sur la plateforme du péage de l’autoroute A9 de Gallargues-le-Montueux a été mise en examen pour la qualification criminelle présumée de violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Âgée d’une cinquantaine d’années, elle a été mise en examen de ce chef criminel par le juge d’instruction de permanence, contrairement au réquisitoire du procureur de la République de Nîmes qui visait le délit d’homicide involontaire. Le juge n’a donc pas suivi les réquisitions du parquet. La gendarme gardoise a été laissée en liberté sous contrôle judiciaire, qui lui interdit de se rendre à Nîmes -où réside la famille de la victime- et de détenir une arme à feu.

Elle a été suspendue de ses fonctions par la Gendarmerie nationale. Très affectée par son geste, elle a répété en garde à vue qu’en tirant, son intention n’était pas de viser le conducteur, mais les pneus du véhicule pour l’immobiliser.

Le visionnage des bandes des caméras de vidéosurveillance du péage qui ont filmé la scène avait convaincu le procureur de la République de Nîmes, Éric Maurel a opté pour une qualification pénale délictuelle, plutôt que criminelle. Le juge d’instruction ne l’a pas suivi, ce soir.

Un tir mortel

Jeudi soir, cette gendarme avait mis en place un barrage avec un collègue sur la plate forme du péage de l’A9 à Gallargues-le-Montueux, en amont de la bretelle menant vers Nîmes, quand le véhicule qui était recherché après des délits commis plus tôt s’est présenté. Le conducteur, un Nîmois de 42 ans d’une cité du Chemin Bas d’Avignon a refusé d’obtempérer et a forcé le contrôle.

La femme gendarme a alors tiré avec son arme de service, touchant le chauffard au thorax. La voiture, accidentée s’est immobilisée 200 mètres plus loin. Le quadragénaire, très grièvement blessé est décédé sur place. L’autopsie pratiquée hier a révélé qu’il a été atteint par une balle.

Délit de fuite

La femme gendarme avait été placée en garde à vue. L’enquête est menée par les gendarmes de la section de recherches de Nîmes et l’Inspection de la gendarmerie technique nationale, l’équivalent de la police des polices, une mesure automatique en cas de tir mortel d’un militaire de la gendarmerie.

Les investigations ont montré que le chauffard, déjà connu de la justice avait provoqué un accident matériel avec délit de fuite, entre Aigues-Mortes et Saint-Laurent-d’Aigouze, sur la route des Plages, après avoir eu une altercation avec des policiers municipaux sur la plage de l’Espiguette, au Grau-du-Roi, plus tôt dans l’après-midi. Sa voiture avait été diffusée aux gendarmes de la compagnie de Vauvert, de Lunel, de Nîmes et à ceux du peloton d’autoroute de Gallargues-le-Montueux.

Source : e-Metropolitain

De la rédaction de Profession Gendarme :

- Commentaires lu sur Facebook concernant cette affaire  :

Le seul problème, c’est que le gendarme vient d’être mis en examen, alors que le voyou lui fonçait dessus, il a été obligé pour se défendre de tirer. Je ne comprends absolument pas cette politique, la vie du gendarme était en danger et c’est lui qui est mis en examen. C’est le monde à l’envers. Il va y avoir encore une association qui va prendre la défense du voyou. Il faut savoir que ce voyou avait provoqué un accident dans l’après midi et c’est une conductrice victime de cet accident qui a appelé la gendarmerie. JE SOUTIENS CE GENDARME A 100 %. Commentaire lu dans le Midi Libre ce jour

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Pour faire suite à mon commentaire de ce matin, le voyou n’était pas un saint…. Lu dans le quotidien que nous recevons chez nous

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bandeau-Asso-APG-1024x91Commentaires lu sur Facebook concernant cette affaire – Soutien à notre camarade :

Reprise d’un texte de soutien pour notre camarade gendarme féminin que nous épaulerons dans les épreuves sans condition.
Nous lui transmettons nos plus vives salutations et  l’assurons de notre entière confiance. Elle a fait le job, trop facile de fuir les contrôles et forcer das barrages dans ce pays. les forces de l’ordre doivent être respectées, les magistrats sont dans l’immoralité et la démago. Ils statuent non pas sur des faits mais pour plaire a la rue pour calmer la vindicte populaire. Je récidive « Pays de merde » !!!!
Hervé

RAPPEL DES FAITS

Le gendarme impliqué dans le tir mortel survenu jeudi 30 août au soir à Gallargues (Gard) vient d’être mis en examen ce samedi 1er septembre au tribunal de grande instance de Nîmes. Mais contrairement aux réquisitions du parquet de Nîmes qui avait ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire, le juge d’instruction a décidé de mettre en examen la femme gendarme pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, a-t-on appris ce soir vers 20h30. Il s’agit d’une qualification criminelle.

Depuis jeudi, la femme gendarme, a été entendue pendant 48 heures par les enquêteurs de l’inspection générale de la gendarmerie qui cherchait à connaître les circonstances de l’ouverture du feu. Le parquet de Nîmes avait ouvert au tout début une enquête pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Ce samedi, le procureur de la République de Nimes a donc confié le dossier à un juge d’instruction et demandé la mise en examen de la gendarme. Laquelle serait très affectée par son implication dans le décès du quadragénaire. En début d’après-midi, le militaire est arrivé au palais de justice de Nîmes.

Vers 16h30, le parquet de Nîmes a indiqué qu’il ouvrait finalement une information judiciaire pour homicide involontaire.

La qualification pénale retenue au démarrage de l’enquête revêtait un caractère criminel. Mais à la lumière de la remise en situation réalisée vendredi soir, des différentes auditions et de l’enregistrement de la vidéosurveillance du péage, le procureur Eric Maurel a opté pour une procédure délictuelle d’homicide involontaire. Ce qui signifie que les faits ne relèvent plus d’une cour d’assises mais d’un tribunal correctionnel si la procédure conduit in fine à retenir la responsabilité de la gendarme.

Puis ce soir, l’information est tombée, le magistrat instructeur n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a ordonné la mise en examen du militaire pour des faits de nature criminelle, en l’occurrence, violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Plus communément appelés coups mortels, cette qualification fait encourir 15 ans de réclusion à son auteur.

Par ailleurs, le militaire est astreint à un contrôle judiciaire. Pour sa part, Me Cyril Caron, l’avocat de la femme gendarme s’est refusé à tout commentaire mais il a indiqué que sa cliente était terriblement éprouvée d’avoir donné la mort au quadragénaire.

Cette mise en examen a provoqué une vague de réactions dans le milieu de la gendarmerie.

Aucun texte alternatif disponible.

Source : Facebook

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