Camerone et Ðiện Biên Phủ : ces batailles qu’on ne trouve plus dans nos livres d’Histoire

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« Garçon, si par hasard sur ton livre d’histoire
Tu tombe sur ce nom:
Camerone!
Garçon, regarde bien cette page d’histoire
Et n’oublie pas ce nom:
Camerone ! »

chante Jean-Pax Méfret dans un hommage aux soldats de la Légion étrangères tombés lors de la bataille du même nom (1863).

Chaque année, le 30 avril, cette héroïque défaite qui est considérée comme un haut fait parce qu’elle a vu tenir des dizaines de légionnaires face à des milliers de Mexicains dans une hacienda, est commémorée par les képis blancs.

N’en déplaise à Jean-Pax Méfret, aujourd’hui, le hasard pour qu’un collégien ou un lycéen tombe sur le nom de Camerone dans son livre d’histoire est très faible, voire quasiment nul. La faute à l’Éducation nationale. Feuilletez les manuels scolaires, vous ne trouverez pas une page, pas un paragraphe, pas une ligne qui ne traite de la bataille de Camerone.

Il n’est pas étonnant que beaucoup d’adolescents se désintéressent de l’histoire ; les technocrates de la rue de Grenelle ont désincarné cette matière en privilégiant une approche thématique.

De fait, au lieu d’étudier, par exemple, les hauts faits de l’armée française en classe de première, le programme prévoit d’aborder des « Questions pour comprendre le XXe siècle ». Au lieu d’étudier des batailles comme celles de Camerone ou Ðiện Biên Phủ ainsi que les chefs qui ont marqué ces événements (capitaines Danjou, Bigeard), on abordera « l’enracinement de la culture républicaine », thème peut-être intéressant pour un chercheur en histoire, mais qui sonne quelque peu creux et ennuyeux pour un élève de 15 ans qu’on voit déjà dormir ou « instagramer » au fond de la classe à l’annonce de ce titre de chapitre.

Cependant, le plus dramatique, pour Jean-Baptiste Noé, professeur d’histoire, ne sont pas tant les insipides programmes scolaires que l’inculture de certains professeurs.« Finalement, il y a une liberté pédagogique importante pour l’enseignant », nous confie le rédacteur en chef de la revue Géopolitique des conflits.

Jean-Baptiste Noé dresse un constat peu valorisant de certains hussards noirs : « Je suis un historien, je raisonne en termes de génération, je me rends compte que la génération de professeurs qui arrive a des lacunes intellectuelles, il y a peu de chance qu’eux-mêmes ne connaissent le nom de batailles comme Camerone ou Ðiện Biên Phủ. »

Jean-Pax Méfret ne croyait pas si bien dire lorsqu’il chantait : « Aujourd’hui tout le monde s’en fout de Ðiện Biên Phủ ».

Source : Boulevard Voltaire

JEAN-PAX MÉFRET A L’OLYMPIA : Dien Bien Phu (version intégrale)

Le 7 mai 1954, après 57 jours de combat, le camp de Dien Bien Phu tombe aux mains des soldats vietminh. Cette bataille a coûté la vie à plusieurs milliers de soldats français. 11 721 autres sont capturés et envoyés en camp de « rééducation ». Plus de 8 000 n’en sont jamais revenus. En hommage, Jean-Pax Méfret a interprété DIEN BIEN PHU sur la scène de l’Olympia.

Jean-Pax Méfret – Camerone

La bataille de Camerone est un combat qui opposa une compagnie de la Légion étrangère aux troupes mexicaines le 30 avril 1863 lors de l’expédition française au Mexique. La soixantaine de soldats de la Légion, assiégée dans un bâtiment d’une hacienda du petit village de Camarón de Tejeda, résista plus d’une journée à l’assaut de 2 000 soldats mexicains. À la fin de la journée, les six légionnaires encore en état de combattre, à court de munitions, chargèrent les troupes mexicaines à la baïonnette. « On ne refuse rien à des hommes comme vous » dira l’officier Mexicain au caporal Maine qui soumettait ses conditions de reddition.

Paroles:

Garçon Si par hasard sur ton livre d’histoire,

Tu tombes sur ce nom :

Camerone,

Garçon Regarde bien cette page d’histoire,

Et n’oublie pas ce nom :

Camerone

Le ciel de feu du Mexique

A jamais se souviendra

De ce combat héroïque

Dans les murs de l’Hacienda.

Dans ce décor gigantesque

La terre se désaltérait

Du sang qui courait, dantesque,

Sur la prairie qui brûlait.

A Camerone, A Camerone

Garçon,

Sur le chemin qui conduit à la gloire,

Tu dois trouver ce nom :

Camerone.

Garçon

Si ton destin exige une victoire,

N’oublie jamais ce nom :

Camerone.

Pour l’honneur de la Légion :

Sachant qu’ils allaient mourir,

Jusqu’au bout de leur mission,

Fiers de tomber pour l’Empire

Ils étaient soixante-deux,

Face à deux mille cavaliers

Le soleil baissa les yeux

Lorsqu’ils furent exterminés.

A Camerone,

A Camerone

Ce nom qui sonne

Et qui résonne,

Ce nom qui tonne

Et qui t’étonne

Camerone, Camerone, Camerone.

Camerone, Camerone, Camerone.

Camerone, Camerone, Camerone.

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