BERLAIMONT Viens chez moi, j’habite dans une (ex) gendarmerie

Dans le cadre du redéploiement police-gendarmerie ou de nouvelles constructions, d’anciens locaux de gendarmerie ont été désertés ou vont l’être : Berlaimont, Solre-le-Château, Cousolre, Bavay… À Berlaimont, un projet de logements et de maison médicale, porté par Partenord, prend forme dans l’ex caserne.

L'ancienne gendarmerie, rue Neuve, pourrait être rasée pour faire place à un bâtiment neuf. Photo SAMI BELLOUMI LA VOIX DU NORD.

L’ancienne gendarmerie, rue Neuve, pourrait être rasée pour faire place à un bâtiment neuf. Photo SAMI BELLOUMI LA VOIX DU NORD.

Dans les années 1999-2000, le bailleur social Partenord a racheté au Département une quinzaine de bâtiments abritant des gendarmeries, devenant ainsi propriétaire d’un parc immobilier hétéroclite, mêlant bureaux et logements, et soumis à des changements d’affectation. À Berlaimont, à la faveur du redéploiement police-gendarmerie, les képis ont déserté la brigade territoriale à l’angle des rues Neuve et des Anglais depuis presque deux ans, laissant de grands bâtiments vides bordés d’hortensias, à deux pas du centre-ville. Un projet de logements et d’une maison médicale, appelée de ses vœux par la municipalité, a mûri dans ce secteur frappé de plein fouet par la désertification médicale et devant une offre locative au parc vieillissant.

« Nous attendons l’autorisation de démolir de la part de l’État »

Devant le coût d’une réhabilitation lourde, le bailleur social Partenord préfère prendre la voie d’une démolition-reconstruction des anciens bureaux et logements de la gendarmerie. «  Nous attendons l’autorisation de démolir de la part de l’État  », souligne Jean-Michel De Ré, directeur de territoire chez Partenord. À ce stade, le projet prévoit 33 logements, soit 22 sur le terrain qui entoure le bâtiment et 11 à reconstruire sur le site de l’ex-bâtisse appelée à être rasée.

Deux généralistes, un chirurgien-dentiste, un orthophoniste…

Au rez-de-chaussée du nouveau locatif, les blouses blanches vont remplacer les tenues bleues réglementaires. Une maison médicale d’une surface de 335 m2 devrait accueillir deux médecins généralistes, un chirurgien-dentiste, un orthophoniste, un podologue, un ophtalmologue et quatre infirmières. Un espace de réunion et une salle de prélèvements complètent la nouvelle structure. Les loyers des professionnels de santé seront gérés directement par la municipalité berlaimontoise, en espérant que les praticiens s’engagent à rester dans ces volumes dessinés pour eux pour une dizaine d’années au moins… En comptant le temps des autorisations, des appels d’offres, du chantier, la livraison de l’ensemble est prévue d’ici deux ans.

À Bavay, la même opération a pris un peu plus d’avance. Alors que les militaires ont pris possession d’une caserne toute neuve en 2015, Partenord a hérité de l’ancien site aujourd’hui en bonne voie de reconversion. Réhabilitation et construction de logements neufs sont au programme. L’appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre a été lancé. Deux autres gendarmeries, Solre-le-Château et Cousolre, qui seront vides après la construction d’une nouvelle unité à Solre-le-Château, viendront prochainement grossir les rangs de ces anciennes gendarmeries où il fait bon vivre.

«Commissariat-caserne» à vendre

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À vendre. Belle maison bourgeoise. Centre-ville. Fourmies. Mais, depuis trois ans, aucun acheteur ferme ne s’est présenté pour acquérir ce qui fut autrefois, au 28, rue Gambetta, le commissariat de police. Qui a fermé ses portes en 2012 dans le cadre du redéploiement national. La décision ayant été quelque peu spontanée, ce sont les gendarmes qui ont ensuite occupé les lieux. Les militaires étaient alors installés dans un immeuble de l’office municipal d’HLM. Logements qui ont ensuite été loués à des particuliers. Puis, les gendarmes ont rejoint une caserne neuve, route d’Anor, en 2014. Laissant l’ancien commissariat vide, dans le patrimoine de l’État. Le problème, c’est que les locaux étaient déjà vétustes. Alors, sans le brader, pourquoi ne pas le céder sans attendre que le bâtiment ne se dégrade encore plus ?

Source : La  Voix Du Nord

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