Berlaimont : la brigade de gendarmerie bientôt fermée

Pour une histoire de transfert de compétences, la brigade de gendarmerie de Berlaimont va fermer ses portes au mois d’août. Les militaires seront redéployés dans les villes voisines. Certains voisins regrettent déjà une présence rassurante.

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Au moins d’août, la brigade de gendarmerie quittera le paysage berlaimontois. PHOTO LA VOIX</p><br />
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Au moins d’août, la brigade de gendarmerie quittera le paysage berlaimontois. PHOTO LA VOIX

À compter du 1er août, la gendarmerie de Berlaimont, située rue Neuve, ne sera plus qu’un souvenir pour le voisinage. Le rideau de fer tombé sur la porte d’accueil ne laisse aucune place au doute. La raison de la fermeture ? « La brigade de Berlaimont n’exerce pas de fonction de police sur un secteur déterminé. Sa seule fonction était le transfèrement de détenus. Comme cette compétente reviendra à l’administration pénitentiaire le 1er novembre 2015, il n’y avait pas de raison de la maintenir. C’est une décision mûrement réfléchie », explique le commandant Joël Kerleau, de la compagnie d’Avesnes.

Dans les couloirs désormais déserts du bâtiment, l’heure est au déménagement. Un gendarme se souvient : « C’est une page de vingt ans de ma vie qui se tourne. » Même si la mission première de la brigade était le transfèrement, « nous escortions les détenus de la maison d’arrêt jusqu’à la juridiction adaptée », cela n’a pas empêché l’équipe sur place de mener quelques enquêtes d’initiative.

Dans un bureau désert, un tableau de liège orné de coupures de presse renvoie aux réussites passées : des réseaux de stupéfiants démantelés, essentiellement. Mais plus surprenant aussi, à l’image de ce trafic de décodeurs Canal + piratés. « Ce qui a fait notre force ici, c’était la bonne ambiance. »

Pas de rupture du service public

Une fois la brigade fermée, les six gendarmes – ils étaient encore onze en 2014 – seront redéployés à Bavay, Avesnes-sur-Helpe ou encore Cambrai, là où le besoin se fait ressentir. «C’est dommage car leur présence était rassurante », confient des voisins. « La décision sera transparente pour les citoyens : il n’y a aucune rupture de service public », commente le commandant Joël Kerleau. Quant au devenir du site, rien n’est encore fixé. Une rencontre devrait avoir lieu, en fin de semaine, entre la ville et Partenord Habitat, propriétaire des murs.

Source : La Voix du Nord

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