10 policiers se sont suicidés en 22 jours. Le DGPN appelle à signaler les agents en «situation de fragilité».

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Le nombre de suicides dans la police nationale reste à un niveau très inquiétant. Le début d’année a été dramatique : 10 fonctionnaires de police se sont donné la mort durant les 22 premiers jours de 2019. Le Directeur général de la police nationale a réagi à cette situation dans un télégramme.

Le chiffre est très alarmant. Durant les 22 premiers jours de l’année, 10 policiers se sont ôté la vie, notamment trois en 24 heures mi-janvier.

Cela représente pratiquement un mort tous les deux jours dans les rangs de la police nationale. Eric Morvan, le Directeur général de la police nationale (DGPN) a choisi de s’adresser à la hiérarchie policière ce lundi dans un télégramme, comme le relate LCI.

Dans ce message dont le titre est « mobilisation contre le suicide », qui a été diffusé à toutes les directions de la police nationale, le DGPN rappelle à la hiérarchie policière la nécessité de détecter et de signaler les agents en « situation de fragilité ».

« Tout doit être fait pour préserver la vie des personnels »

« Ce constat douloureux doit nous amener collectivement, à nous rappeler le devoir de soutien de toute la chaîne hiérarchique, du chef de service à l’encadrement de proximité, et la solidarité entre collègues » afin de prévenir les passages à l’acte, explique Eric Morvan.

« Les raisons […] sont complexes et multiples, cependant, tout doit être fait pour préserver la vie des personnels et assister les agents en détresse », écrit le DGPN, qui appelle les policiers à se rassembler « autour de ce sujet grave », « qui constitue un drame personnel et familial, ainsi que pour le service et l’environnement professionnel du défunt ».

Un sujet majeur

Le sujet est important et sensible pour les forces de l’ordre. Il n’est pas rare qu’un policier vous explique avoir été confronté au suicide de l’un ou plusieurs de ses collègues durant sa carrière.

Le sujet est toutefois complexe et il est souvent difficile de déterminer les raisons exactes d’un tel geste. Les conditions de travail qui se sont dégradées et le travail en lui-même devenu plus rigoureux et plus exigeant, sont néanmoins des thèmes qui sont très régulièrement remis sur le tapis par les fonctionnaires eux-mêmes, tout comme les méthodes de management.

Un plan national de mobilisation contre le suicide

La direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN) a organisé un séminaire où des psychologues et des experts étrangers se réuniront sur ce sujet rappelle LCI. Au printemps 2020, le plan national de mobilisation contre le suicide sera décliné au sein de la police.

36 policiers se sont suicidés en 2018, tout comme au moins 31 gendarmes. En 2017, ce sont 51 policiers qui s’étaient ôté la vie.

Source : Actu17
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Note de la rédaction de Profession-Gendarme :
Contrairement à ce qui est affirmé ici, il semblerait que le décompte des suicides de policiers pour l’année 2019 soit erroné.
En effet, sauf erreur ou omission, à ce jour 24 janvier 2019 notre macabre décompte fait état de 7 suicides dont le détail est reproduit ci-dessous :

1er janvier 2019 – 1 Policier, 47 ans, policier au CSP de La Rochelle (17)

2 Janvier 2019 – 1 Policier, 40 ans, police aux frontières de Cherbourg (50).

5 janvier 2019 – 1 policier, 53 ans, Centre d’information et de Commandement (CIC) de Reims (51)

7 janvier 2019 – 1 policier, 57 ans, opérateur radio au CIC de La Rochelle (17)

15 janvier 2019 – 1 policier, Jordan R.  26 ans, (BAC) de L’Hay-les-Roses (94), domicile à Brunoy (91)

16 janvier 2019 – 1 Policier, Stanislas , 40 ans CRS à Saint Omer

16 janvier 2019 – 1 policier, Julien P, 37 ans en fonction à la CSG- BRF Parisienne

Néanmoins nous estimons que cette liste est encore trop longue et nous invitons toutes les autorités à se saisir de ce problème afin d’éradiquer ces drames qui touchent l’ensemble de nos familles.

Nous invitons nos collègues policiers et nos camarades gendarmes à nous tenir informé dès qu’ils ont connaissance d’un fait de cette nature de manière à ce que les victimes ne disparaissent pas dans l’oubli.

 

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